Au fil d’un parcours riche en expériences, Florence a développé une expertise pointue en communication interne. Aujourd’hui responsable de la communication corporate et interne à l’EFS Bretagne, elle revient sur son métier, ses convictions et les enjeux qui façonnent l’avenir de la discipline.

Bonjour Florence, un grand merci de te prêter au jeu de l’interview. Pour débuter, peux-tu nous remémorer ton parcours ?
J’ai réalisé l’ensemble de mes études supérieures en communication, à Tourcoing puis à Clermont-Ferrand. Je suis diplômée d’une Maîtrise en 2003, l’ancêtre de l’actuel M1 pour les plus jeunes (rire).
J’ai débuté ma carrière dans une agence de relations presse à Morlaix. Après cinq années riches en apprentissages, j’ai eu envie d’explorer d’autres facettes du métier et d’élargir mes compétences. J’ai alors intégré le groupe Glon à Pontivy en qualité de chargée de communication puis de Chef de projet Communication. Ce poste m’a permis de rejoindre un service communication structuré, de réaliser mes premières missions en communication interne, d’organiser des événements… C’était passionnant.
En 2016, j’ai rejoint le groupe Loste pour une création de poste : responsable digitale, rattachée à la DSI. Pendant trois ans, j’ai accompagné la transformation numérique de l’entreprise. En 2020, j’ai créé le service communication du Groupe, et traversé la période Covid, avec tout ce que cela implique en matière de communication interne.
Tu décides ensuite de retrouver la communication interne…
Exactement. Après de belles expériences dans l’agroalimentaire, j’avais envie de découvrir un autre secteur d’activité. J’ai rejoint la région Bretagne de l’EFS (Etablissement Français du Sang) en 2024, à la fois pour le poste et pour la noble mission portée par l’établissement.
Aujourd’hui, j’occupe la fonction de responsable de la communication corporate et interne. C’est un poste qui me permet d’exercer pleinement ce que j’aime : conseiller les managers et la Direction, aller à la rencontre des collaborateurs sur le terrain, définir la stratégie éditoriale, faire vivre la culture d’entreprise de l’EFS, développer la dynamique collective, etc.
En quoi l’EFS Bretagne présente-t-il des spécificités en matière de communication interne ?
Nos 550 collaborateurs sont répartis sur neuf sites, de tailles différentes et avec une grande diversité de métier. À cela s’ajoutent des contraintes propres à chaque fonction. Tous les collaborateurs disposent d’une adresse e-mail professionnelle, mais ils n’ont pas tous la même possibilité à la consulter.
Enfin, l’EFS étant une organisation nationale structurée en régions, il y a un juste équilibre à trouver entre les messages portés au niveau du National et ceux à relayer ou à décliner localement. Notre rôle est d’assurer la mise en œuvre opérationnelle de cette stratégie, tout en tenant compte des réalités du terrain.
Quelles compétences te paraissent-elles indispensables pour occuper ton poste ?
Spontanément, je citerais l’écoute. On ne peut pas bien travailler en communication interne sans un sens aiguisé de l’écoute, de l’écoute active même !
L’empathie est également essentielle : notre matière première, c’est l’humain. Ajoutons à cela la curiosité et la pédagogie, car une part importante du métier consiste à expliquer, traduire, vulgariser.
La rédaction est un pilier central : il faut aimer écrire et maîtriser cet exercice. Des compétences de coopération me semblent aussi importantes pour travailler efficacement avec l’ensemble des acteurs internes.
En résumé, il faut aimer l’humain… dans toute sa complexité !
Quel conseil donnerais-tu à un étudiant en communication souhaitant s’orienter vers la communication interne ?
A mon sens, il faut aimer le contact humain et le terrain, c’est certain. Les compétences rédactionnelles sont incontournables. Et il est important de rester en veille, car le métier évolue vite : outils, pratiques, attentes des collaborateurs…
Merci beaucoup Florence !